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Newsletter Mai 2020

NEWSLETTER CHALLENGER CLUB / MAI 2020

Crisis Management, Teamwork concept

 

CORONAVIRUS : AIDES EXCEPTIONNELLES AUX ENTREPRISES

 

Du jamais vu ! Cette crise sanitaire mondiale sans précédent rebat les cartes. Face à cette pandémie, l’Etat a pris des mesures exceptionnelles : chômage partiel assoupli, prêts garantis, aides directes, reports de charges sociales et d’impôts… L’arsenal est impressionnant et évolutif. Pour y voir plus clair, on vous fait un résumé des démarches et on vous glisse quelques bons contacts.

Pour garder le cap et préparer l’avenir !

 CHOMAGE PARTIEL

La mise en place du dispositif d’activité partielle est possible lorsque l’entreprise subit une réduction ou un arrêt de son activité liée à une situation exceptionnelle, comme le COVID-19. C’est l’entrepreneur qui met en œuvre la procédure. Les salariés ne peuvent la refuser, sauf cas particulier des salariés protégés. Il peut y avoir des salariés en situation d’activité partielle et d’autres non. En principe, tous les salariés peuvent être concernés : les salariés à temps plein comme à temps partiel. Le dispositif peut être activé pour l’ensemble des salariés de l’entreprise ou une partie d’entre eux.

Face à la situation actuelle il a été décidé d’étendre le bénéfice du mécanisme du chômage partiel aux salariés en forfaits en heures et en jours et ce sans conditions. Les salariés en CDD et en alternance peuvent être concernés si leur embauche est intervenue avant la connaissance de la situation qui engendre l’activité partielle.

Quelles démarches ? Pour nos entreprises de moins de 50 salariés, il est recommandé d’informer les salariés de la décision de recourir à l’activité partielle. En pratique, la demande se fait sur un site dédié : https://activitepartielle.emploi.gouv.fr/apart/. La demande préalable indique la durée pour laquelle l’entreprise souhaite recourir au dispositif. L’entreprise peut prolonger le dispositif en faisant une autre demande, elle doit alors prendre des engagements. La demande doit être argumentée par l’employeur. A ce titre celui-ci doit expliquer en quoi les circonstances l’ont amené à vouloir recourir au mécanisme du chômage partiel. Nous préconisons aux employeurs de soumettre le maximum d’éléments objectifs en ce sens, comme : rappel de son secteur d’activité et les conséquences des dernières mesures en ce sens, données fiables visant à argumenter la baisse de recettes, l’annulation de contrats avec des clients, etc…

Avec la crise du Coronavirus, il est possible d’envoyer la demande d’autorisation a posteriori dans un délai de 30 jours. Compte tenu de la situation actuelle le délai d’acceptation a été ramené à 48 h.

Indemnisation pour le salarié et remboursement pour l’employeur

L’employeur verse aux salariés concernés le salaire chaque mois, comme habituellement. En pratique c’est un bulletin de paie sur lequel il y aura que des retenus au titre de la CSG (6,20%) et de la CRDS (0,50%).  Les cotisations de Sécurité sociale ne sont pas dues sur les indemnités versées. Attention cependant, les cotisations de prévoyance (au titre des risques lourds et / ou de la complémentaire santé) restent dues. Cette indemnité est soumise à l’impôt sur le revenu et fait donc l’objet d’un prélèvement à la source. L’indemnité est égale à 70% de la rémunération brute, ce qui équivaut à peu près à 84% du salaire net.

Si la Dirrecte a accepté la mise en œuvre de la mesure d’activité partielle, l’Agence de Service et de Paiement (ASP) verse à l’employeur une allocation calculée ainsi pour une entreprise de moins de 250 salariés : 7,74 €/ heure indemnisable. Cette allocation est versée chaque mois. Face à la situation actuelle il a été décidé que les employeurs seraient remboursés à 100% des indemnités versés à leurs salariés (dans la limite de 4.5 SMIC). Cette disposition peut inciter certains employeurs à compenser tout ou partie la perte de rémunération subie par les salarié. Le contingent d’heures remboursée est de 1 000 heures par an par salarié. L’autorisation d’activité partielle est accordée pour une durée maximale de 6 mois. Elle peut être renouvelée si l’employeur prend des engagements.

POUR LES PRETS BANCAIRES GARANTIS PAR L’ETAT

BPIFRANCE joue un rôle majeur dans cette crise par l’apport de cash direct ou par l’intermédiaire des banques.

Le prêt garanti par l’Etat est un prêt de trésorerie d’un an. Il comportera un différé d’amortissement sur cette durée. L’entreprise pourra décider, à l’issue de la première année, d’amortir le prêt sur une durée de 1, 2, 3, 4 ou 5 années supplémentaires. Ce prêt de trésorerie pourra couvrir jusqu’à trois mois de chiffre d’affaires. Le prêt bénéficie d’une garantie de l’Etat à hauteur de 90%. Les banques conservent ainsi une part du risque associé (10%). Il s’adresse à toutes les activités économiques – sociétés, commerçants, artisans, exploitants agricoles, professions libérales, micro-entrepreneurs, associations et fondations – ayant une activité économique, hormis quelques exclusions dans le secteur financier et les sociétés civiles immobilières.

La démarche à effectuer par une entreprise intéressée est de se rapprocher de sa banque. Celle-ci examinera la demande de l’entreprise. Depuis le 16 mars, ces prêts sont abondamment disponibles et ce jusqu’à la fin de l’année. Le prêt garanti par l’Etat ne pourra dépasser un plafond de 25% du chiffre d’affaires HT 2019 constaté (soit l’équivalent d’un trimestre d’activités), ou du dernier exercice clos. Son coût est constitué du coût de financement propre à chaque banque (taux d’intérêt), auquel s’ajoutera le coût de la garantie de l’Etat.

POUR LES AIDES DIRECTES ET REPORT DE CHARGES

Il faut aussi signaler que des aides directes ont été proposés aux gérants de société ou travailleurs indépendants. De 1 500 à 2 000 euros elles sont accordés si le CA 2020 du mois est inférieur de 50% à celui de 2019. Pour l’obtenir, vous devez vous connecter au site : impots.gouv.fr et en faire la demande dans votre espace personnel. Enfin, l’URSSAF et le services des impôts des entreprises proposent de faire des échéanciers pour le paiement des charges et des impôts sur les sociétés.

 

Pour en savoir plus : n’oubliez pas en ces temps de crise que votre meilleur conseil et partenaire pour tout cet arsenal de mesures reste votre expert-comptable.

Article 2

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Danièle Simon, formatrice et coach :

« Une révolution dans la hiérarchie des valeurs »

 

Un tout petit virus est venu dérégler le monde entier et la nature a retrouvé ses droits… Quelles leçons tirer de tout cela ? Que réinventer ? Mais avant d’en arriver à l’après-crise, voyons quel est le vécu actuel de la crise, dans les entreprises et dans la société. Danièle Simon, formatrice et coach, membre active du Challenger Club, nous en donne sa vision.

 

Quel vécu de la crise dans les entreprises ?

Au début de la crise, beaucoup de coachs se sont mis dans une posture d’observation et, ce que nous avons tout de suite remarqué, c’est que beaucoup de gens étaient en souffrance, parallèlement à d’autres qui vivent très bien le confinement. Les sondages disent d’ailleurs que c’est du 50/50. Ce fut tout d’abord la peur de continuer d’aller travailler en prenant les transports, très vite remplacée par les conséquences de l’isolement du télétravail. Beaucoup l’avaient demandé et se l’étaient vu souvent refusé et personne n’était préparé.

En tant que formateurs, nous avons été contactés par beaucoup d’entreprises pour monter, dans l’urgence, des formations virtuelles « manager à distance »… En effet, le télétravail modifie les manières de collaborer et demande aux managers de changer de posture en passant d’un management de contrôle à un management par objectifs. Cela lui demande aussi de comprendre que présence ne rime pas forcément proximité. De leur côté, les collaborateurs ont commencé de travailler n’importe où, entourés de leur famille, dans une mauvaise posture, et ils ont rapidement compris l’utilité de mieux s’installer et de cadrer les choses avec les personnes avec lesquelles ils partagent leur lieu de vie…

Peu à peu, les choses ont évolué : des rituels se sont développés, avec par exemple le café du matin virtuel pour prendre le pouls de l’équipe (si les managers oublient parfois de demander à leurs collaborateurs comment ils vont, c’est impensable en ce moment !). La communication s’est développée par des échanges manager/collaborateur pour expliquer les tâches du jour et passer des contrats (chez l’un de mes clients, par exemple, une présence est obligatoire 2 h le matin et 2 h l’après-midi pour les échanges téléphoniques et, pour le reste, ils s’organisent comme ils le souhaitent sous réserve d’avoir terminé leurs tâches dans le temps imparti), des Powerpoint ont été envoyés par les DRH, invitant les salariés à mettre en place de bonnes pratiques : pauses régulières, respiration, organisation, gestion de leur temps, etc.

On en a rapidement tiré un constat : pour les collaborateurs : une autonomisation rapide, l’impression de travailler beaucoup plus vite puisqu’ils ne sont pas dérangés (entre autres par leur chef !), pour les managers, le besoin de participer à des cercles d’écoute, de parole, d’échanges de pratiques, etc. pour réfléchir sur l’après (nous sommes nombreux à avoir été sollicités). Après le stress du début, une augmentation de la qualité de vie parallèlement à un gain de productivité, les salariés ayant tendance à travailler plus que lorsqu’ils sont au bureau.

 

Et au niveau de notre société ?

On a constaté le réveil d’une solidarité qui faisait tant défaut dans notre vie d’avant…

. Une profusion d’ateliers virtuels gratuits, la proposition de coaching solidaire, notamment pour les soignants

. Des groupes Whatsapp « solidarité voisins » dans certaines résidences

. Des entreprises telles que Chanel, Total, Danone ou Hermès qui ont décidé de ne pas solliciter d’aides financières des pouvoirs publics

. Une créativité accrue avec les vidéos d’acteurs performant à distance ou de sportifs partageant leur entraînement

. Des inventions et des collaborations inattendues se sont produites (des industriels se sont réunis à distance pour fabriquer des respirateurs, des entreprises telles que L’Oréal ou Décathlon ont vécu une reconversion et une reconfiguration de leurs chaînes de travail pour fabriquer des masques, du gel)

. Les services publics, et notamment l’hôpital, ont su s’adapter, et des salariés, auparavant un peu laissés pour compte, se sont révélées indispensables.

Et parallèlement pour beaucoup, une difficulté à vivre avec l’incertitude et de l’anxiété !

 

Comment envisager l’après ?

Un start-uper me disait l’autre jour : « Je vais pouvoir changer de locaux et payer un local beaucoup moins coûteux car j’ai constaté que tous mes salariés travaillaient fort bien à distance »… Il y a en effet de fortes chances que le télétravail se répande même dans les entreprises où les managers ne voulaient pas en entendre parler auparavant… Difficile en effet de dire à un salarié qui a travaillé 2 mois en télétravail que ce n’est pas possible ! Difficile également de lui dire qu’il ne peut pas garder ses enfants malades en même temps qu’il travaille…

La télémédecine comme  les formations à distance, qui se sont largement développées pendant la crise, vont très probablement se poursuivre car, même pour moi qui ne croyait pas au « distanciel », force est de constater que ça marche !

Cela aura des répercussions au niveau du bilan carbone puisqu’il y aura moins de déplacements, et on constatera sans doute un désengorgement des villes, les gens pouvant s’éloigner de leur lieu de travail.

Le terme « résilience » risque d’avoir une place prépondérante face aux incertitudes avec lesquelles notre monde va devoir apprendre à vivre… Je le constate par l’engouement actuel pour des méthodes telles que la relaxation et la méditation qui mènent à accepter l’idée que la vie est en fait un océan d’incertitudes dans lequel on croise quelques îles de certitudes où l’on peut se ressourcer. Ces méthodes sont de mieux en mieux accueillies dans mes entreprises clientes, notamment pour faciliter la vie de leurs employés en difficulté.

Il nous faut parfois une rupture pour comprendre que notre tasse déborde et générer un changement culturel, une révolution dans la hiérarchie des valeurs. Cette crise sera peut-être le premier pas vers une façon différente d’être au monde… une fenêtre ouverte pour « sortir de la spirale traumatique dans laquelle s’étaient enfermées nos sociétés* ». L’homme aura peut être compris qu’il est partie intégrante de la Nature et qu’il convient de vivre dans un respect mutuel, que les destins des africains, des asiatiques et des européens sont liés ! L’être humain a besoin de sens et la quête de sens se développera très certainement… Rappelons d’ailleurs que la loi PACTE de mai 2019 offrait déjà aux entreprises la possibilité de devenir une entreprise à mission, c’est-à-dire ayant une raison d’être environnementale ou sociale.Les entreprises qui sauront profiter de cet événement inattendu et capitaliseront sur les réussites et les succès de la crise auront plus de chances de s’en sortir vite (rappelons qu’en chinois, c’est le même mot qui est utilisé pour dire crise et opportunité). Les entreprises vont en effet devoir penser et agir rapidement, solliciter plusieurs parties pour co-construire et accepter la polyvalence (la spécialisation rend fragile). Celles qui auront cette agilité et comprendront qu’il vaut mieux « faire avec » ce qui reste pour repartir sur des concepts rudimentaires mais viables s’en sortiront probablement mieux que celles qui rechercheront le produit parfait.

*Boris Cyrulnik

 

ARTICLE 3

 photo-Arnaud-Adler

Interview d’Arnaud Adler, imprimeur et dirigeant d’un espace de coworking :

IMAGINER L’APRES CRISE

 

Imaginer l’après crise. On a demandé à Arnaud Adler, membre du Challenge Club et dirigeant d’une imprimerie numérique et d’un espace de co working de nous donner ses sentiments sur cette crise et comment il voit concrètement le futur proche. Entretien en 5 questions.

 

  1. En quoi elle remet en cause notre façon de voir l’entreprise?

Arnaud Adler : L’entreprise est devenue pour une grande majorité de personnes une source de « manque », tant pour le lien social qu’elle génère que pour l’intérêt des activités propres. Ce n’était pas le cas avant. Cette période est curieuse, le temps est comme suspendu.

 

  1. Quels vont être les atouts à développer dans l’avenir ? 

A.A. : J’espère que le critère de la proximité des clients avec leurs fournisseurs sera davantage pris en compte. Ce serait bon pour l’emploi et pour la planète.

 

  1. Quels vont être les points de rupture avec l’avant-crise et quelles innovations vont avoir lieu ?

A.A. : Même si on a déjà vu les changements, il y aura un plus grand usage et démocratisation du télétravail et de la visioconférence, élargie à la démarche commerciale. On reste dans l’esprit « loin des yeux, loin du cœur », mais sans avoir besoin d’une présence physique. Pour mon imprimerie, je prévois beaucoup plus de réunions de prospection à distance, en ayant pris soin d’envoyer au préalable quelques échantillons papier. Pour mon espace de Coworking, un nouveau concurrent est apparu : le domicile. Les gens ne sont finalement pas si mal chez eux pour faire du télétravail. J’ai déjà constaté une résiliation, il y en aura d’autres je pense.

 

  1. Comment vont travailler les gens ? et vivre ?

A.A. : On peut distinguer deux périodes : 2020 et après. Sur 2020, on va rester à une activité partielle le temps que la charge remonte, avec davantage de télétravail. Peut-être des horaires postés en production pour ne pas trop se croiser. Port de masque obligatoire lorsqu’on n’est pas à son poste. Et on conserve la bonne habitude de ne pas se faire de bisous pour se dire bonjour le matin, qu’on laisse pour la deuxième période !

 

  1. Quelles sont pour vous les priorités à court et moyen terme pour vos entreprises ?

A.A. : A court terme pour l’imprimerie, j’essaye de proposer des produits liés au déconfinement : marquage au sol, signalétique… Il commence à y avoir une tension sur certaines matières premières ! Mais j’ai prévu le coup.

Pour le moyen terme, je passe en ce moment beaucoup de temps sur la partie de gestion de la relation client. Il existe une multitude d’outils pour s’adresser de manière différenciée à nos clients. Sans aller vers une usine à gaz, je souhaite une plus grande automatisation de la relation sur les clients non stratégiques, auxquels on pense moins mais qui rapportent tout de même une certaine activité. Je n’ai pas encore trouvé mais j’ai déjà progressé sur la question…

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